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Je reconnais avoir appris par la presse qu'il vivait en Angleterre. Je ne m'étais pas avisé qu'il était en effet très rarement à Penne et qu'il n'exerçait pas les fonctions pour lesquelles il avait été élu. Je reconnais humblement que l'individu en cause avait été inscrit à mon initiative sur ma propre liste de candidats, lui garantissant ainsi son élection grâce à la confiance dont m'honorait encore majoritairement les électeurs de Penne. Je reconnais humblement que j'étais bien le seul à croire les innombrables mensonges du condamné: la plupart de mes conseillers municipaux s'en méfiaient et auraient aimé connaître l'origine des ressources que les enquêtes ayant conduit au récent procès n'ont pas été à même de déterminer. L'avocat de la partie civile a pu les qualifier sans crainte d'occultes. Je reconnais humblement qu'il serait plus exact de les qualifier de "louches". Je reconnais humblement avoir ignoré,jusqu'au procès,que les principaux revenus de notre conseiller municipal provenaient de la vente de tableaux que je n'ai jamais vus: il est vrai qu'il s'agit d'un domaine qui m'indiffère et dans lequel je n'ai aucune compétence. Je reconnais avec humilité avoir ignoré, jusqu'au procès, que les autres revenus de notre conseiller municipal provenaient de "voitures de collection" que je n'ai jamais vues non plus. Je reconnais humblement avoir été la dupe complète de notre conseiller municipal et vous avoir entretenu, chères électrices, chers électeurs, dans l'illusion d'un accord avec le condamné qui a pu ainsi se prévaloir devant ses juges d'une entente avec moi et avec mes collègues du conseil municipal sur l'utilisation du château de Penne. Je reconnais avec humilité avoir fait croire à mes administrés que la convention signée avec notre conseiller municipal permettrait de réouvrir le château aux nombreux visiteurs du village et d'installer un musée dont donc il n'était pas dit à l'époque qu'il serait le musée de la guerre de cent ans, ce qui aurait fait rire tous les historiens. Grâce à cette "convention" dont je reconnais humblement que les termes ont été dissimulés à mes administrés,notre conseiller municipal a pu obtenir ces aides publiques,notamment de l'armée qui a débroussaillé, au seul profit de notre conseiller municipal, les ruines et les abords du château. Je reconnais avec humilité avoir écrit dans la Gazette pennole de décembre 1990, expédiée aux électrices et aux électeurs le 4 janvier 1991, les lignes suivantes qui peuvent expliquer à elles seules l'audace du prévenu devant ses juges:
Je reconnais humblement avoir à plusieurs reprises félicité et remercié notre conseillermu.nicipal condamné de son aititude envers la commune, airs= encore au début de 1993:
Je reconnais avec humilité avoir manqué de clairvoyance dans cette affaire comme en beaucoup
d'autres et avoir assez souvent traité mes administrés avec mépris. C'est ainsi que je les
prie de me pardonner lad termes comminatoires et presque grossiers utilisés dans le supplément de
Ii; Gazette pennole: Halte à la pollution. On m'a fait observer qu'aucun maire France n'oserait parler de
la sorte à ses électeurs, même s'ils sont en |