LETTRE OUVERTE SIGNEE EN REACTION A LA DERNIERE GAZETTE...NON SIGNEE (mais Mr Boyer n'a pas besoin de signer son journal, tout le monde sait que seul, lui, peut l'écrire). 
 
Je suis scandalisée par le "regret (tout à fait personnel)" de notre maire à la fin de son éditorial. 
 
Il déplore que certains de ses conseillers se soient marginalisés, ceux-là même qui vous ont envoyé une lettre d'information datée du 27/10/97. Grave insinuation (une fois encore!), qui s'avère tout à fait injuste. En effet nous ne nous sommes pas marginalisés, mais Mr le maire lui-même a fait en sorte de nous mettre en marge du conseil, faisant peser sur nous des soupçons non fondés, insinuant (jamais d'accusations franches) que nous étions mêlés à cette affaire de lettres anonymes (ce qui est faux quoiqu'il en dise), et allant jusqu'à nous faire convoquer à la gendarmerie. 
Pourquoi vouloir nous faire passer pour les auteurs de ces lettres, alors que, je le répète (comme lui), nous n'avons rien à voir avec elles, et alors que Mr Boyer connaît sans doute et connaissait déjà sans doute le véritable auteur? (Mr le maire aurait-il peur de l'affronter?). 
 
Jusqu'au mois d'Octobre 1997, je ne me sentais pas en opposition avec le conseil et le maire. J'essayais d'apporter ma contribution, comme tout le monde. 
 
Actuellement, et au regard des préjudices que j'ai subis (gendarmerie, insultes lors du conseil du 01/12/97 ), sans aucune raison (sauf peut-être celle de ne pas être de Penne!),  je m'estime en dehors de certaines décisions prises par le conseil dans la mesure où toutes mes propositions sont systématiquement contrées par la majorité. Je reste au conseil en tant que témoin de ce qu'il s'y dit, pour une plus grande transparence. 
Je rappelle à ce titre, que les séances des conseils municipaux sont publiques, qu'elles sont à l'heure actuelle retracées dans des comptes rendus détaillés pour que les propos échangés puissent être connus de tous sans être ni déformés, ni interprétés. Tâche délicate et difficile. Pour une plus ponde objectivité, ces réunions sont enregistrées. 
Quiconque peut en prendre connaissance. Des textes de loi existent à ce sujet. 
Nous aurions pu utiliser la Gazette, journal communal(!), pour les publier, mais il nous a été répondu que seuls les résumés des résumés seront acceptés...faute de place! 
Premier refus de publier qui en engendra d'autres. En eoEet ce que vous venez de lire est une partie d'un texte qui aurait pu passer dans cette Gazette. J'en avais fait la demande à Mr Boyer. Nouvel échec. Mr le maire m'a rétorqué que la Gazette devait se cantonner à ce qui se faisait sur la commune. Je constate que Mr le maire ne se gêne pas pour y faire passer ses sentiments et seulement les siens. Il m'a également répondu que j'aurais l'occasion de lui répondre dans sa prochaine Gazette, qui semble-t-il, sera un des rares numéros avec des articles d'auteurs différents. Serait-ce possible? Serionsnous à l'aube d'une Gazette démocratique? Je n'ose y croire, et comme de plus, je ne sais pas quand sortira la prochaine (le temps fait souvent bien les choses), je préfère prendre les devants et m'adresser directement à vous. 
 
Il continue en précisant que ces mêmes conseillers "étaient en passe de faire partie des forces vives de la communauté"(??). Je pensais en faire partie depuis longtemps (quelle naïveté!), à supposer que les "forces vives"(?) représentent l'investissement personnel de chacun sur notre commune. Il me semblait que depuis mon arrivée sur cette terre pennole, j'avais toujours participé à son développement et que, d'une certaine manière, j'avais, comme beaucoup d'autres (notamment les marginalisés) servi la commune aussi ejficacement que possible comme le dit pompeusement Mr le maire. 
Quant à "avoir réussi mon intégration", je n'ose même pas en parler. Ces propos ne font que confwmer ce que l'on a pu lire dans la Gamelle ("la demière feuille toujours aussi courageusement anonyme"). Je suis donc bien une étrangère en pleine intégration. Mais ce n'est pas le courageux anonyme (au sens propre) qui me le fait remarquer, c'est Mr le maire lui-même. 
 
Pour finir, et toujours dans un soucis de transparence, je voudrais préciser que Afr le maire n'a pas reçu que des marques de sympathie. Il a également reçu des lettres de protestation condamnant son attitude fasciste qui ne correspond pas avec son rôle de maire, garant de notre démocratie. Il est entouré d'une équipe municipale qui comme il le dit lui-même, est tout à fait représentative de l'ensemble de la commune avec une majorité de citoyens pennols de tous horizons, quelques citoyens pennols de pure souche, et une minorité de citoyens pennols intégrés ou en passe de l'être, ou accueillis de Ikaîche date. 
Il faut que maintenant chaque groupe puisse s'exprimer librement devant tous pour que la démocratie soit respectée. 
     Puisse l'avenir faire que mon rêve se réalise ! 
 

CATHY SANCHEZ, conseillère municipale.
P.S.: Je signe et je contresigne, non sans appréhension. Au début de "l'alllaire des lettres" (qui n'aurait jamais dû être "montée" en alllaire), je pensais, comme Mr le maire (et oui, je pensais comme lui!) et bien d'autres, que l'anonymat n'était pas très approprié. Aujourd'hui, il me semble que dans une commune où la liberté d'expression de chacun n'est pas respectée, où le débat n'est pas fibre et ouvert (un seul "son de cloche" ne peut pas permettre un jugement objectif), l'anonymat est peut-être un des seuls moyens pour faire valoir des opinions différentes de celle du maire. Je m'expose donc pour tenter d'ouvrir le débat. D'autres suivront peut-être, à travers la Gazette, ou un autre journal pour exprimer leurs opinions quelles qu'elles soient. 
 

Mise à jour:
11 juillet 98