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Lorsque ces abominables farceurs dans leur feuille non-signée osent dire que mon supplément est un faux, ils veulent vous faire croire que lesrues de Penne ne seront jamais plus balayées et que je donnais raison à un de nos visiteurs, un étranger naturellement, qu'est-ce qu'ils viennent faire ici on se le demande, qui ne cachait pas que, d'après lui, Penne était le village le plus sale de France. Les farceurs qui ne signent pas leur feuille voudraient vous faire croire que j'ai l'intention de laisser s'écrouler la croix de la peste et que je continuerai à ne pas fréquenter les rues du village, à ne pas noter les défectuosités dont souffrent les habitants et les visiteurs. Ils voudraient vous faire croire que je continuerai à être brutalement malpoli avec ceux de mes administrés, heureusement de plus en plus rares, qui ont le culot de m'adresser la parole sans être à l'avance d'accord avec moi. J'en profite pour féliciter les citoyens qui balayent devant leur porte, c'est un acte de civisme d'autant plus méritoire que les impôts locaux ne cessent d'augmenter et que les mêmes citoyens balayeurs paient de leur poche le budget de la commune. Les anonymes ne craignent pas de me faire qualifier de diffamations, les constats de certaines insuffisances ou négligences que je me suis engagé à réparer. Il est évident qu'il n'y a pas un mot de diffamation dans mon supplément à la Gazette signé de mon nom. Mes anciens élèves peuvent consulter leur Petit Larousse Illustré au mot "diffamation": ils verront que mon supplément ne contient pas une ligne ni un seul mot de diffamation. Les individus qui ne respectent pas Boyboy ont commis là une erreur de vocabulaire. Malgré eux, je continuerai à reconnaître humblement mes torts, la plupart dus à ma fatigue. Je confesse avoir commis une erreur de vocabulaire en laissant répandre l'opinion que j'avais installé à Penne le "tout à l'égout". Je tiens donc à avertir tous ceux qui aimeraient installer des sanitaires complets dans leur maison que je n'ai pas installé de "tout à l'égout", mais simplement de petites tuyauteries destinées à évacuer les eaux usées, et rien de plus. Je confesse que les mauvaises odeurs qui se dégagent souvent de la place de l'église, y compris au moment des mariages et des enterrements, sont provoquées par cette erreur de vocabulaire, certains habitants ayant cru au "tout à l'égout" et s'étant équipés en conséquence ont laissé s'engorger les petites tuyauteries avec de grosses matières qui ne parviennent pas à s'écouler. Je confesse que cette erreur de vocabulaire est également la cause de la destruction presque totale des petits chemins qui conduisaient de la place de l'église à l'ancienne gare. Ces chemins ont été emportés par le dégorgement pestilentiel des tuyauteries du "tout à l'égout", Je confesse que je devrai faire installer une cabine téléphonique publique à st Paul de Mamiac, et dans d'autres hameaux déshérités et que ce serait assez facile et peu coûteux au moment où une concurrence sévère existe entre les compagnies de téléphone. Je ne m'en occupe pas parce que je suis très fatigué. Je confesse que je devrais renforcer le relais de télévision qui ne permet la réception que de trois chaînes alors qu'à deux ou trois kilomètres de Penne on peut recevoir jusqu'à sept chaînes comme dans la plupart des régions de France. Je confesse. qu'il est inadmissible de faire payer la redevance de télévision au même tarif que ceux qui reçoivent sept chaînes et que je suis vraiment trop fatigué pour m'occuper de cette question Je confesse que j'ai laissé s'écrouler le pont romain qui était une curiosité de Penne et appartenait au patrimoine séculaire de la commune. Il est vrai que le patrimoine séculaire ne m'intéresse pas du tout. Je confesse que si certains d'entre vous n'ont pas reçu le supplément à la Gazette dans les délais normaux c'est parce que les listes électorales sont très mal tenues. Les douteux personnages qui vous ont envoyé une feuille non-signée dans laquelle ils prétendent que mon ami et conseiller Monsieur Breuil est impliqué dans un débat judiciaire strictement privé vous trompent. Le procès de Monsieur Breuil prend un caractère public parce que Monsieur Breuil a une fonction d'ordre public en sa qualité de conseiller municipal, élu pour deux mandats comme il s'en est vanté devant le tribunal. La condamnation d'un élu, d'un homme public n'est pas une affaire privée. Comme plusieurs d'entre vous ne lisent pas l'édition du Tarn du quotidien régional où il a été rendu compte du procès, nous ajoutons à la présente gazette authentiquement signée la photocopie de l'article du journal. Nos administrés jugeront eux-même s'il s'agit ou non d'une affaire intéressant ou non tous les citoyens de Penne. Les scandaleux faussaires qui ne signent pas leur forfait ont présenté comme venant de moi des arguments totalement nuls afin de me faire passer pour un imbécile, moi Boyboy. Les ivrognes, au comptoir, protestent "nous sommes en démocratie" quand le patron du bistrot leur signale qu'ils ont déjà un peu trop bu. C'est exactement cet argument creux que les non signataires m'attribuent. Quand même je ne crois pas tenir des propos aussi idiots, ou alors c'est que je serais encore plus fatigué. Le Canard Enchaîné écrivait il y a quinze jours/trois semaines d'un grand touriste: "Ce Napoléon du Tarn-et-Garonne finira citoyen d'honneur de Tarascon". Il paraît que des gens qui ne signent pas me traitent de "Napoléon du Tarn" (ou "Napoléon le Petit"). Je les préviens que moi Boyboy je ne finirai Pas en Tartarin de Tarascon et je n'ai pas envie de me retrouver à St-Sauveur Ou à Capou. Comme je suis très fatigué,je suivrai les conseils de Madame Gigi et je consulterai un ou plusieurs spécialistes et, s'ils me le recommandent, je prendrai une longue cure de repos. ll y a le Code Civil, c'est certain. Il y a le Code de la route que j'oubliais. Il y a le Code Pénal.
Et il y a le Code Pennol que j'applique quand je veux, moi Boyboy. C'est pourquoi je vous demande de répondre,au petit questionnaire ci-dessous, à remplir, à découper et à envoyer à Madame Gigi, Mairie de Penne, 81140 PENNE (réponse obligatoire). (et Gigi) A retourner à : |