Christian BECQUE 
conseiller municipal 
« Claux del Rey » 

Jeff REMOND 
3 ème Adjoint 
« Le Pic » 

Cathy SANCHEZ 
Conseillère municipale 
« Plantade »

Penne, le 27/10/97 
 
 
A TOUS LES ADMINISTRES DE PENNE 
 
 
OBJET : LETTRE D'INFORMATION

 
Voici ce qui, peut arriver dans notre charmante et paisible commune de Penne lorsque quatre conseillers municipaux, dont un adjoint, refusent de signer une lettre de soutien à leur maire et à son épouse. 
A ce jour, trois d'entre eux ont été interrogés à la gendarmerie. 

BREF HISTORIOUE.

- Vous avez reçu une première lettre signée BOY-BOY (et GIGI) 
- Une deuxième expédiée par Monsieur le Maire 
- Une troisième signée BOY-BOY (et GIGI) 

Vous auriez dû en recevoir une quatrième signée par l'ensemble du conseil municipal, et c'est précisément au sujet de celle-ci que nous vous écrivons. 

REVENONS AUX FAITS.

Le lundi 13 octobre à 21 heures, une réunion non officielle a eu lieu à la Mairie, à l'initiative de quelques conseillers qui pensent, en toute bonne foi, qu'il est urgent et indispensable de soutenir collectivement Mr BOYER et son épouse. 
Mr BOYER précise en tout début de séance qu'il regrette que cette initiative n'ait pas été prise par ses adjoints. 
Les rédacteurs de cette lettre de soutien précisent qu'ils sont prêts à la modifier si nécessaire. 
Au cours d'un tour de table, quelques conseillers émettent un doute quant à la nécessité d'une telle lettre, en stipulant toutefois qu'il se rallieront à la majorité. 
 
Nous trois, expliquons les raisons pour lesquelles nous ne souhaitons pas signer cette lettre de soutien et déclarons ouvertement : 

  1. que cette « affaire » prend des proportions considérables par rapport au réel contenu des lettres anonymes, et surtout, qu'elle crée un climat d'affolement où tout le monde perd les pédales.
  2. Qu'une lettre de soutien ne fera pas forcément cesser les publications dites anonymes. Peut être même, mettra-t-elle encore de l'huile sur le feu ! C'est une question nous semble-t-il de bon sens.
  3. Que notre rôle d'élu est d'éviter à tout prix, dans cette commune, de développer un climat de haine, de suspicion et de délation.

Or, suite à cette réunion et parce que nous avions refusé de signer, nous avons été suspectés d'être liés de près ou de loin à cette affaire. Pourquoi les gendarmes de Vaour nous ont-ils convoqués et questionnés le jeudi 23 octobre 1997 ? Nous nous interrogeons, car il n'existe aucun compte-rendu écrit de cette réunion non officielle. 

Suspectés, dénoncés, convoqués, interrogés : NOUS CONDAMNONS CETTE PRATIQUE. 

Nous vivons dans la commune de Penne, nous souhaitons continuer y vivre dans un esprit de liberté et ferons tout pour qu'il en soit ainsi. 
Le fait de ne pas partager les mêmes idées dans certaines circonstances...EST-CE UN DELIT ? 
 
Nous sommes des élus et des citoyens, conscients d'avoir des devoirs mais aussi des droits : 
- le devoir de réfléchir au bien être de la commune. 
- le droit de ne pas être d'accord. 
 
Nous nous sommes impliqués dans la vie associative et municipale avec toujours les mêmes préoccupations : 
- rassembler plutôt que diviser. ' 
- donner l'occasion de mieux se connaître. 
- faire surtout en sorte que demain soit moins difficile qu'aujourd'hui. 
Nous continuerons dans ce même état d'esprit. 

C.SANCHEZ - C.BECQUE - J.REMOND
 
Nous réclamons, dès la prochaine réunion du Conseil, des comptes-rendus affichés au plus tard dans les huit jours, afin que les propos échangés ne soient ni déformés ni interprétés , et ceci dans l'intérêt de tous. 
 
Nous demandons que les réunions du Conseil soient programmées et affichées à l'avance afin que les habitants de la commune , qui souhaiteraient y assister puissent les prévoir dans leur emploi du temps. 
 
Etre informé et intéressé par la vie conununale nous semble être une démarche citoyenne. 
 

Mise à jour:
11 juillet 98