Les Echos de Vaour - Numéro spécial mai 1998

 
 

.................................... Le mot du Maire

ai eu du mal à rédiger ce mot du maire parce qu'il s'agit surtout d'annoncer des nouvelles pas très réjouissantes : la hausse du prix des services (eau et ordures ménagères) et une hausse des impôts locaux ((es autres années, nous étions passés à travers les gouttes).

Tous les ans, il faut voter le budget. Il s'agit là d'un exercice périlleux mais vous nous avez élu en 89 et réélu en 95 pour garder et, si possible, faire venirau village un maximum de monde, de commerces et de services. J'ai remarqué ces derniers jours que la nouvelle proposition de loi sur l'aménagement du territoire reprenait nos options. 

Nous avons du prendre un certain nombre de décisions qui ne seront peut-être pas très populaires : 
- Nous mettons en vente une partie de l'actif de la Commune. 
Nous pensons que le seul bien qui puisse trouver preneur est la maison des "Glycines". Nous pensons pouvoir rapidement dégager la somme de 350.000 francs de la vente. 
 

- Le coût de services : 
une rapide analyse des prix payés par nos voisins nous a montré qu'il n'était pas scandaleux d'augmenter l'eau jusqu'à équilibre de la régie de l'eau (cette démarche est une obligation depuis le 1/1/96). 
Ainsi donc, il nous a fallu faire passer l'abonnement à 450 F et le m3 à 3 F au-dessus de 300 m31an et 4 F audessous de 300 m31an. Les autres années, nous prenions sur le budget général pour équilibrer la régie de l'eau et maintenir des prix bas. 
Il en va de même pour le ramassage des ordures ménagères pour lequel le budget communal ne peut pas intervenir. 
- Les adjoints et le Maire renoncent à leurs indemnités, soit une économie annuelle d'environ 60.000 francs. Là, je ne suis pas sûr que le bénévolat soit un bon mode de fonctionnement, même pour une petite commune comme la nôtre. 
- Enfin, nous sommes en plus obligés d'augmenter les impôts locaux, afin de permettre le remboursement d'emprunts faits depuis plus de 2 ans et la prise en compte de l'amortissement des investissements correspondants. 

(Suite page 2)

 

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(suite de la page 1)
La comptabilité communale est publique et peut être consultée en mairie. Vu la complexité des nouvelles normes comptables, prévenez un de nous si vous désirez la consulter avec profit. C'est pour cette raison que le percepteur était présent au dernier conseil municipal.

Cette analyse de notre budget nous a fait mettre le doigt sur le fait que nos charges salariales sont devenues très importantes (un tiers du budget) dues au terme de là consolidation des emplois CES. C'est toujours un secteur délicat à aborder car il faut considérer la qualité des services rendus et la protection des statuts de la fonction publique territoriale. 
Nous allons tenter de nous en sortir de 2 façons : 
- Pour Patricia Derogez, qui travaille en fait exclusivement pour l'école, elle sera prise en charge par le syndicat scolaire c'est à dire que la commune de Vaour, au lieu de prendre en charge la totalité de ce poste, n'en prendra que le quart. 
- Pour réaliser d'autres économies, nous recherchons une solution pour accélérer une mutation de Patrick Cabarès avec son accord dans une commune plus près de son domicile, son statut de "fonctionnaire agent de voirie" ne pouvant être remis en cause. 
Nous pourrons alors employer l'ouvrier intercommunal plus longuement.

D'autre part, nos choix commençaient à porter leurs fruits puisque 3 couples se sont installés à Vaour : 
- Chantal RODRIGUEZ et Philippe FROLLIOT, qui ont une fille scolarisée à Vaour et d'autres enfants plus âgés. 
- (an WILLIAMS et Soizic LE BRET, qui attendent pour bientôt un bébé. (an est déclaré artisan électricien plombier. 
- Olivier FOUCHIER et Marie VIRION, installés au Rivatou, voudraient démarrer une activité de gîtes enfants et adultes.

Il est possible que la SOCABOIS puisse reprendre son activité avant la fin de l'année puisque ses ennuis dus aux sinistres devraient être réglés prochainement (à confirmer). Si je m'en réjouis, c'est que je considère que l'argent dû par l'assurance à Vincent aurait mieux travaillé à Vaour sur 3 ou 4 emplois que profité à un groupe de financiers. Vincent chercherait alors des gens pour gérer son troupeau d'ânes.

Je m'en voudrais d'oublier d'adresser mes condoléances et celles du Conseil à la famille Andrieu pour le décès de la mère de Pierrot. C'est sans doute encore une partie de la mémoire du village qui disparaît Il faudra bien qu'un jour quelqu'un se prenne en main pour la mettre en écrit, cette mémoire. Je pense donc qu'il existe sur le village un certain nombre de personnes qui ont ce talent et c'est un des projets de la "Médiathèque". 
 

 

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Mise à jour: 5 mai 98